Quelle polémique dans les médias et les milieux politiques après la révélation que l'une des candidates de la liste NPA portait le voile! Pour nos grands prêtres de la laïcité, c'est un péché capital, ils l'ont condamné sans appel. Mais que savent-ils donc de cette femme, de ses interprétations de l'Islam, de ses actions militantes qui la définissent certainement beaucoup plus que le bout de tissu qu'elle porte sur la tête? Rien! A aucun moment ils ne s'en sont inquiétés. Pourtant, si elle a été repérée par le NPA, il m'est d'avis qu'elle a plus le profil de la femme battante que de la femme soumise. Faut-il leur rappeler que le droit de manifester publiquement son appartenance religieuse, est un droit inscrit à l'article 18 de la déclaration des droits de l'homme, ce qui par les temps qui courent implique un certain courage. Sachant, que pour beaucoup, c'est plus une manière de se créer un état de spiritualité, un champ d'exigences personnelles que de se conformer à des dogmes. Dans les faits, on peut se demander qui peut donner des leçons d'humanisme et de laïcisme à l'autre. Pour plus de sérénité à l'avenir, il faut revenir au fond du problème, il est temps de mettre sur pied une commission d'experts internationaux pour passer au filtre des droits de l'homme tous les textes religieux. C'est ce que réclame, depuis près de 30 ans, Raël le fondateur du mouvement raëlien. C'est le seul moyen d'éviter toute éducation fanatisante, d'apaiser les tensions entre "croyants" et "incroyants" et de permettre enfin de fédérer, sans arrières pensées, tous les hommes et les femmes de bonnes volontés