Quand nos sportifs ramènent des médailles les louanges sont dithyrambiques, par contre si leurs résultats ne répondent pas à nos attentes, les critiques sont féroces. Pauvre Laure Manaudou! Notre attitude vis-à-vis d'eux est comparable à celle que Mozart en son temps dénonçait déjà :"A Paris on adore trop, on n'aime pas assez". Quand se réjouira-t-on pour les athlètes eux-mêmes sans aucun arrière pensée nationaliste, prêts même à les réconforter en cas de contre performances? Ne serait-on pas là plus près de l'esprit olympique?
Jean Pierre Simon
Courrier publié dans Marianne du 30 août 2008