Inscrire l'abolition de la peine de mort dans la constitution est bien, mais pas suffisant. A l'heure où le virus de la peur et de la violence est le plus contagieux, il faut un antidote absolu qui pourra servir de modèle pour d'autres pays. Je propose que l'on inscrive dans la Constitution cette réflexion d'un apôtre de la non-violence :"Aucune cause ne justifie la mort d'un seul homme", car si on peut en tuer un, on peut en tuer un million, la première exécution justifiant toutes celles qui vont suivre. A la lumière de cette règle, un vieux précepte juif prend alors tout son sens :"Celui qui sauve un homme sauve toute l'humanité".
Jean Pierre Simon
Paru dans le journal "Métro" du 16 janvier 2007